Dana Whabira

Née à Londres, les racines de Dana Whabira sont argentines, polonaises, et zimbabwéennes. Elle vit et travaille à Harare, au Zimbabwe, pays qu’elle a représenté en 2017 à la Biennale de Venise.L’artiste plasticienne associe aux collectes de matériaux issus du contexte, des données économiques, des analyses historiques et des significations toutes personnelles. Présente dans de nombreux rendez-vous internationaux de l’art contemporain, Dana Whabira revisite les canons imposés par l’Histoire et les puissants d’un autre temps. Elle s’intéresse aux lacunes et omissions pour les restituer avec grand soin, l’appui d’un réseau académique et artistique toujours grandissant, et une analyse critique engagée. Formée initialement en architecture, Dana Whabira base ses recherches artistiques sur une curiosité avide pour la philosophie, les sciences, l’histoire, les langages et élabore des projets stratifiés qui rendent compte de longs processus de réflexions, de dialogues et de mises en regard. Ses associations d’idées tissent de nouveaux liens profonds entre ses propres racines zimbabwéennes, argentines, polonaises, ses rencontres et ses expériences pour interroger les notions collectives complexes autour de l’exil. Trois/Cent/Soixante publie une image de son œuvre Nobody’s thing I, un buste récupéré à Harare qui évoque non seulement l’effondrement du secteur textile au Zimbabwe et les désastres de l’obsolescence engendrée par le capitalisme dans ces territoires mais sollicite aussi la mémoire de l’entreprise coloniale et la résistance à cette dernière.