Hérold Pierre-Louis

Jeune peintre de 22 ans lié au groupe Atis Rezistans à la Grand’Rue de Port-au-Prince, Hérold Pierre-Louis s’est rapidement fait remarquer dans le cadre de la Ghetto Biennale. En 2018, l’Institut Français en Haïti lui consacrait une exposition. Le journaliste Arnaud Robert dit de lui qu’il «peint beaucoup – ses murs, comme ceux des musées florentins, sont recouverts du sol au plafond, deux couches, de petits formats intenses ; sous son lit, il cache les meilleures pièces et prend chaque jour Facebook à témoin de ce journal intime où son réel est tissé de refrains tragiques, drôles, les deux. Il peint un médecin blanc qui soigne une maman rat dans un hôpital pour rats. Il peint trois soupirants qui attendent à genoux qu’une femme s’arrache littéralement le cœur pour eux. Il peint des peintres, Basquiat, Picasso, Hérold, dans la suite logique des grands hommes. Il peint l’effroi, la mélancolie, le désir éperdu d’Amérique d’une malade dont les draps, la robe, le rideau sont tissés aux couleurs du grand voisin. » (retrouvez l’article intégral d’Arnaud Robert paru dans Le Nouvellisteen amont de son exposition : http://bit.ly/2DVjeSd ). Hérold Pierre-Louis a réalisé une peinture originale sur les Zombi, pour le troisième numéro de Trois/Cent/Soixante dédié à la Marchandise, en écho à l’interview d’Arnaud Robert avec Arnold Antonin et Bertrand Bonello sur le même thème.